Mars 2006
L’emploi de l’autre côté de la frontière
Chaque citoyen européen peut travailler dans un autre pays de la communauté européenne. Toutefois au-delà des clivages linguistiques, il est prudent de bien connaître les dispositifs notamment législatifs pour travailler à Bruxelles, Anvers ou Tournai.
Questions à Hugues Dequick, animateur d’équipe de l’espace Emploi International – EURES Lille.
Transfrontalier ?
Chaque jour plus de 25 000 français transfrontaliers vont travailler en Belgique. « Les transfrontaliers sont des personnes vivant et travaillant dans une bande de +/- 20 kilomètres de part et d’autre de la frontière »
Qui sont les transfrontaliers du Nord de la France ?
Ce sont majoritairement des hommes de moins de 30 ans dont les trois quarts n’ont pas de diplôme équivalent au Baccalauréat. 80% des transfrontaliers français occupent des emplois ouvriers à temps plein, en CDI, mais pour peu qualifiés pour près de la moitié d’entre eux. Le secteur de l’industrie est majoritairement visé, viennent ensuite les secteurs de l’immobilier, des services, de la distribution et de la construction. Les employés bilingues et trilingues sont privilégiés dans ces derniers domaines.
Quels avantages à travailler en Belgique ?
Le salaire comme le régime fiscal est généralement plus élevé qu’en France. « Toutefois le transfrontalier, s’il reste strictement dans sa zone, bénéficie d’un régime particulier : il paie ses impôts (moins élevés) en France et ses cotisations sociales (moins élevées) en Belgique. Il peut se faire soigner où il le désire mais ses prestations sont payées par la Belgique ».
Paul BECQUART / ASA-PICTURES